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N°64 : Thanatosophie - après la mort

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Nouveau

  • La mort ou le grand voyage,
  • Petites morts au quotidien,
  • Pour bien mourir, apprendre à bien vivre,
  • L'homme possède-t-il l'immortalité ?
  • Voyage dans les différents mondes,
  • Comment accompagner un mourant ?

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EDITORIAL

Chers lecteurs,

De nos petites morts quotidiennes à la dernière séparation au moment du dernier souffie, nous aurons vécu ce qui fait notre vie si précieuse : un instant après l’autre, comme un cadeau que nous n’avons parfois pas su apprécier alors que nous aurions pu choisir d’en jouir pleinement, juste avant qu’il ne se sépare de nous. Un jour, ce sera le grand départ. D’autant plus facile que nous aurons pu auparavant nous libérer de nos attachements illusoires. Peut-être nos petites morts quotidiennes ne sont-elles que des préparations à ce grand moment, quand nous quittons le plan terrestre pour nous orienter vers d’autres mondes, dont nous ne savons quasiment plus rien alors pourtant que nous les avons traversés tant de fois... ?

Ce numéro vous invite à un voyage étonnant, du seuil de la mort au seuil de la renaissance, un voyage conduisant l’être véritable que nous sommes vers la beauté de l’Esprit dans lequel chacun baigne sans se le rappeler.

Très chaleureusement,

Coline d’Aubret

"Mourir, c'est être sur le point de renaître sous une autre forme."
 Eugène Cloutier, écrivain québécois

SOMMAIRE

Y a-t-il une vie après la vie ?

"Confusion, évitement, refoulement, tabous, médicalisation, rationalisation, faux-semblants, à quoi vient s'ajouter le cortège des souffrances physiques et psychiques : tel est le panel des attitudes que j’ai rencontrées lorsque j’ai abordé le sujet de la mort ou de l’après-mort. C’est ce qui m'a décidé à transmettre mon savoir et mon savoir-faire dans ces domaines". Idris Lahore

A propos de l'âme et de l'esprit

Pourquoi ce corps physique (et quelques autres éléments encore) avec ses sensations, ses attitudes, ses émotions en tout genre, avec toutes sortes de pensées, impose-t- il sa loi à l’esprit ? Pourquoi les gens ne sont-ils pas simplement des esprits heureux, joyeux, sereins, omniscients dans ces corps physiques ?

Cosmologie de la Psycho-Anthropologie

La cosmologie décrite par la Psycho-Anthro- pologie se présente comme une cartographie des mondes et des esprits qui habitent ces mondes : des esprits humains incarnés dans le monde terrestre et des esprits humains désincarnés dans les mondes parallèles ; des esprits non humains dont certains sont beaucoup plus évolués (dans les religions, on parle d'anges, d'archanges ou de dieux)

Petite mort au quotidien

Incapables que nous étions de voir le vieillissement comme un rappel de l'impermanence de la vie, incapables que nous étions de savourer le meilleur des moments qu'il nous restait, nos dernières réunions de famille n'étaient teintées que de regrets et d’appréhensions, et non d’intense joie d’être encore ensemble...

L’homme possède-t-il l’immortalité ?

Devenir immortel signifie ne plus mourir. Or, tout ce qui est terrestre est appelé à vivre, croître, dépérir et mourir. L’immortalité ne se situe donc pas à ce niveau. Elle appartient en effet à un autre monde, que nous appellerons le monde spirituel ou supérieur...

Pour bien mourir, apprendre à bien vivre

Les êtres humains ne sont heureux que de façon momentanée, parce qu’ils subissent la souffrance liée aux pensées, paroles et actions négatives de leur(s) vie(s) antérieure(s). Ils sont revenus sur terre pour en compenser les conséquences. Ils ne savent pas qu’ils auraient pu se libérer de toute cette souffrance entre leur mort et leur nouvelle naissance et, s’ils avaient été accompagnés au cours de leur dernière mort et avant leur nouvelle naissance, peut-être feraient-ils aujourd’hui partie des gens heureux en vivant à partir des qualités de l’Esprit plutôt qu’en empoisonnant leur vie avec la haine, la colère, l’avidité, les désirs insatisfaits, les illusions, les mensonges, les peurs et les jalousies.

Pour être réellement heureux

La mort est intimement liée à la vie et, pourtant, l'être humain est surtout préoccupé par une chose, mais ce n'est pas la mort. Pour ceux qui sont du type plutôt physique, le bonheur sera de courir, sauter, danser, manger, faire l'amour, voyager, acheter... Pour ceux qui sont de type plutôt émotionnel, le bonheur, c'est l'amour, aimer et être aimé. Ceux qui sont plutôt de type intellectuel sont heureux de savoir, connaître, comprendre, réfléchir, tout ce qui tourne autour de la pensée et de ce qui peut assouvir leur curiosité. Pour autant, les êtres humains sont-ils heureux ? Non. La plupart souffrent et font aussi beaucoup souffrir ceux qui les entourent.

Voyage à travers les mondes

Au cours de sa vie (et de sa mort, qui est un moment de la vie), l'être humain parcourt neuf grandes étapes. Nous avons nommé ce cycle "l'ennéagramme de la vie et de la mort" ou plus précisément "ennéagramme de l'évolution". Je vais vous décrire ces étapes comme les derviches de Samara les décrivaient autrefois.

La dissolution des éléments

Gurdjieff disait que si l'on ne veut pas "crever comme un chien", il faut se fabriquer un deuxième corps. Ceci signifie déjà arrêter de se prendre pour le "premier" corps, le corps physique qui produit des paroles, des actes, des pensées, des émotions, mais qui va pourrir. Il y a dans les êtres humains un élément subtil qui n’est pas de cette nature mais qui, s'il n’est pas nourri, disparaît aussi.

Astral : le monde des désirs

Aujourd’hui, en vous, un désir succède à l’autre ; quand vous êtes incarné, un désir vous fait oublier les autres parce que votre corps physique fonctionne ainsi. Dans le monde astral, il n’y a plus ce corps physique focalisant sur un désir : tous vos désirs insatisfaits sont présents à la fois. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c’est un lieu de souffrance...

Théories sur la mort : néant, paradis, réincarnation, récurrence...

Pour atteindre un niveau supérieur, il faut quitter la Terre. Or, il y a deux façons de quitter la Terre : spirituellement, de notre vivant, ou physiquement, à la mort. Bien qu’il y ait des façons différentes de mourir... Que se passe-t-il à la mort ? Sur le plan terrestre, nous percevons encore du mort son corps physique, son cadavre, les autres éléments ont disparu... Au cours de l’histoire de l’humanité, bien des théories ont été partagées par de nombreuses religions et philosophies, et il ne s'agit pas de les croire, mais de les considérer comme une hypothèse de travail, dont il restera à vérifier la réalité... si elle en renferme une.

Comment accompagner un mourant ?

La première chose à faire, lorsqu'un mourant souffre beaucoup, c’est de l'aider à se détendre. La souffrance crée des tensions très fortes et les tensions augmentent encore la souffrance. On peut lui masser les pieds, lui prendre la main : faire tout ce qu'on est capable de faire pour l'aider à se détendre physiquement, afin de soulager beaucoup de ses souffrances. Ensuite, on le détend mentalement. Il est très aidant de veiller à ce que les personnes qui sont proches de la mort sortent de toutes les formes de peurs ou de soucis...

Lecture aux morts

Le but de la "lecture aux morts" est de permettre à un ami, un parent, un bénévole ou un professionnel de l’accompagnement des défunts, de lire à la personne qui a quitté son corps physique les instructions qui l’aideront et lui serviront de guide dans la vie après la mort. La lecture aux morts aide le mourant, puis le défunt, à traverser les différents mondes de l’au-delà pour ensuite renaître de la façon la plus consciente possible et dans les conditions les meilleures possibles.

C'est où le paradis ?

Nous irons tous au paradis, comme dit la chanson. Encore faut-il savoir comment y aller. Imaginez que je vous envoie à Cap Jelenia. Il vous faudra au moins une carte, une boussole ou, aujourd’hui, Google Map et une connexion internet pour vous guider, sans oublier quelques vêtements chauds. Si le paradis existe, je doute qu’il soit accessible juste par un accès direct : je meurs, je montre mon certificat de décès et j’y entre. Beaucoup d’humains se rassurent avec une telle croyance. D’autres se contentent d’un triste et médiocre : "On verra bien. En attendant, on a mieux à faire". Cela ne cesse de m’étonner.

La mort et les morts

"La petite chemise" est l’un de ces contes où un enfant revient dans sa chemise de mort supplier sa mère de cesser de pleurer pour lui permettre enfin de s’endormir dans son cercueil. Il y a donc une forme de vie dans la mort, puisque les pleurs d’un vivant empêche le mort de se séparer de son ancienne vie et d’entrer véritablement dans la mort.

Vois la plante ! Elle est papillon enchaîné par la terre.
Vois le papillon ! Il est la plante libérée par le Cosmos.
 Rudolf Steiner