Conformément aux directives de la CNIL, pour poursuivre votre navigation dans de bonnes conditions vous devez accepter l'utilisation de Cookies sur notre site.

J'accepte
Perceptions représentatives et neurones miroirs Agrandir l'image

Perceptions représentatives et neurones miroirs

SC_66_A02

Une des bases de notre approche systémique est cette capacité que nous avons tous de ressentir des sensations, des émotions et même des pensées qui nous sont étrangères, et qui, pourtant, sont réelles puisqu'elles appartiennent à d'autres personnes. C'est comme si nous entrions dans le champ de force de ces autres personnes...

Plus de détails

  • loader

2,00 €

En savoir plus

Le champ morphique

Au cours des constellations, les représentants ont des sensations corporelles, des émotions, des pensées appartenant aux personnes ou au système qu’ils représentent. On les nomme perceptions représentatives. Bien qu’ils les ressentent personnellement, ces perceptions ne leur appartiennent pas. Elles sont des perceptions non personnelles. Une des bases de notre approche systémique est cette capacité que nous avons tous de ressentir des sensations, des émotions ou même des pensées qui nous sont étrangères et qui, pourtant, sont réelles puisqu’elles appartiennent à d’autres personnes. C’est comme si nous entrions dans le champ de force de ces autres personnes. La plus grande difficulté pour les représentants est d’arriver à faire la différence entre leurs propres perceptions et les perceptions représentatives de ce que vivent les personnes qu’ils représentent. Les perceptions représentatives sont le phénomène de base sur lequel s’appuient nos constellations. Elles se manifestent dans les représentants que le client a choisis pour se représenter et pour représenter certains membres de sa famille. Nous ne discuterons pas de la réalité de ce phénomène, qui ne peut plus être mis en doute que par ceux qui ne l’ont pas vécu et qui campent sur leur position, faite de critiques théoriques et dogmatiques. Nous essaierons de montrer comment la connaissance actuelle peut nous conduire à des hypothèses à propos de phénomènes apparemment incompréhensibles, mais observés des milliers de fois... Nous sommes conscients de la nature nécessairement métaphorique de notre réflexion.

Constellations et champs morphiques

Rappelons, en résumé, la pratique méthodologique des constellations familiales : le client expose son problème au constellateur-médiateur qui décide quelles sont les personnes de son système familial à "consteller", c’est-à-dire à placer dans un espace déterminé. On ne peut évidemment pas placer tous les membres du système familial, car il y en aurait des dizaines : il s’agit de placer les plus importants pour le problème évoqué. Le client choisit dans l’assistance des représentants pour les membres de son système familial et, selon son ressenti, il les place en relation les uns avec les autres dans l’espace dé ni. Il se produit alors la chose étonnante : les représentants commencent à ressentir des sensations, des émotions, des pensées, même des impulsions à la parole ou au mouvement, qui correspondent véritablement à la dynamique relationnelle et psychologique des personnes qu’ils représentent, à savoir des membres vivants ou décédés du système familial du client. Ces représentants ne connaissent rien ou pratiquement rien de la vie des personnes tout à fait étrangères qu’ils vont représenter : j’insiste sur le fait que les représentants n’ont pas, ou quasi- ment pas, d’informations (ni détaillées ni explicites) quant aux personnes qu’ils représentent. Malgré cela, les perceptions représentatives, de façon étonnante, mais tout à fait habituelle, guident le constellateur vers une meilleure solution au problème exposé par le client, non seulement au bénéfice de ce dernier, mais aussi pour tous les membres de son système familial concernés par ce problème. C’est comme si les personnes constellées dans ce nouveau système représentatif entraient en contact, en résonance, avec le système familial du client et ce, malgré l’éloignement spatio-temporel. C’est ce que Rupert Sheldrake appelle la résonance morphique. Dans le cadre du travail de constellations, je nomme ce phénomène la résonance morpho-systémique...




Pour commander la revue N°66 complète