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N°67 : Karma, destin et liberté Agrandir l'image

EME - Dossier thématique [PDF]

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30 ARTICLES POUR COMMUNIQUER PLUS HARMONIEUSEMENT* ! (*format PDF)
Le processus E.M.E. (Expression et Médiation Essentielles) est bien sûr une technique de communication, mais c’est avant tout un état d'esprit à acquérir, qui fait de cette approche un véritable moyen de vivre en paix avec les autres et de contribuer à un peu plus d’harmonie dans le monde.

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EDITORIAL


Chers lecteurs,

Même quand les gens pensent entrer en relation, ce sont souvent deux mondes qui, en réalité, ne s’interpénètrent pratiquement pas. Pour qu’ils puissent avoir une véritable relation, il faut poser quelque chose dans le présent, il faut au moins que l’un des deux soit en lui, "en lui" signifiant quelqu’un qui est droit, qui sait intérieurement qu’il se suffit à lui-même. Celui-là peut ensuite poser quelque chose dans cet espace entre lui et l’autre, et ce qu’il faut poser, c’est la considération extérieure : à partir de lui-même, de sa propre force, de sa propre droiture, de sa propre dignité, il peut dire: "Maintenant, comment vais-je faire pour comprendre l’autre, réellement comprendre qui il est ?". Savez-vous comment on fait pour comprendre réellement quelqu’un ? On entre dans des attitudes volontaires et très précises. La plupart des gens disent: "Oui, moi, je comprends les autres, je me mets à la place des autres...", mais ceci ne se fait pas automatiquement. Automatiquement, chacun est dans son monde et analyse l’autre à partir de son propre monde, à partir de ce qui lui convient à lui, de ce qui lui fait plaisir à lui, de ses idées, émotions, ressentis, sensations à lui. Il analyse l’autre en fonction de qui il est, de son propre monde. La considération extérieure est tout à fait autre chose: on se met vraiment à la place de l’autre, le problème étant bien de savoir comment on fait: seuls une attitude intérieure, un état d’esprit, une façon de se positionner le permettent, et rien d'autre...

Très chaleureusement,

Coline d’Aubret

"La base de toute relation équilibrée : on accepte l’autre exactement comme il est !"
-  Selim Aïssel

SOMMAIRE

Petit précis des relations entre personnes averties

Un jour, on comprend que le lien avec tout ce qui existe autour de nous, est un lien qu’on ne peut pas couper: on est constamment dans un ensemble. Ce lien est notre vie, notre karma, notre destin; les autres font entièrement partie de notre vie comme un ensemble, et ceci n’a rien de mystique...

Tout ce qu’il faut savoir (et faire) pour améliorer ses relations

Voilà la base de toute relation équilibrée: on accepte l’autre exactement comme il est, et ce n’est pas une espèce de rêverie, du genre : "Il faut aimer tout le monde" ou "Tout le monde est beau et gentil" ! C’est une façon de se positionner intérieurement. De plus, lorsqu’on se positionne ainsi par rapport à l’autre, on se positionne de la même façon par rapport à soi : comme je suis, c’est bien. On ne se juge pas soi, on ne juge pas l’autre.

La parole de ceux qui "E.M.E."

Le processus E.M.E. (Expression et Médiation Essentielles) est bien sûr une technique de communication, mais c’est avant tout un état d'esprit à acquérir, qui fait de cette approche un véritable moyen de vivre en paix avec les autres et de contribuer à un peu plus d’harmonie dans le monde. Cet état d’esprit est étayé par un ensemble de principes de base qui peuvent devenir un art de vivre au quotidien dès qu’on en a compris l’intérêt et la beauté.

Savourer les présents du présent

La gratitude est un remède à de nombreuses dificultés que nous pouvons avoir avec nous-même, les autres et le monde. Il s’agit- là d’un médicament dont le rapport bénéfices/risques est en faveur d’une consommation à posologie élevée, et dont les modalités d’administration sont multiples : un geste, un regard, un sourire, voire un seul mot "Merci!", qui peut s'exprimer aussi en version EME pour savourer les cadeaux des autres et de la vie avec encore plus de conscience...

La seule façon d'arriver à soi

L’exercice qui consiste à travailler avec les autres ou, au moins, avec quelqu’un d’autre est un exercice essentiel, parce qu’il permet deux choses. Lorsqu’on se consacre à prendre soin de celui avec qui l’on travaille, on se consacre, d’une part, à prendre soin de la relation qu’on a avec cette personne et, d’autre part, on peut imposer le silence à toute sa propre agitation intérieure, c’est- à-dire à cette multitude de petits moi qui veulent tout le temps prendre le pouvoir et qui se manifestent continuellement.

La meilleure façon de prendre soin de soi ?

La plupart des gens essaient de prendre soin d’eux-mêmes de façon égocentrée. Or, lorsque vous prenez soin de votre négativité en la transformant, non seulement vous prenez soin de vous au meilleur niveau possible, mais vous créez également un champ agréable pour tous ceux qui vous entourent.

Prends soin de ta vie, de tes amis et de ta mort

Souvent, je demande aux personnes que j’accompagne de dire dans quelle mesure elles prennent soin des quatre piliers suivants : la vie professionnelle, la vie familiale, la vie sociale (amis...), la vie intérieure, le "Soi".  Si vous êtes comme la majorité, vous devriez avoir un quarté identique à l’ordre proposé ici. C’est-à-dire que notre vie intérieure est souvent le laissé-pour-compte. Un vieil ami me répète souvent : "Je méditerai quand je serai à la retraite".  Tout le monde sait qu’il ne le fera jamais...

La considération extérieure

Vous considérez intérieurement lorsque vous pensez à ce que les autres vont penser ou risquent de penser de vous, ou à ce qu’ils vous doivent et ne font pas. La considération intérieure aboutit généralement à deux situations : soit on s’apitoie et on pleure sur soi-même, soit on devient agressif parce que les autres ne font pas ce qu’on attend d’eux. Sur le Chemin, un être humain doit apprendre à ne pas considérer intérieurement, c’est-à-dire qu’il doit perdre l’habitude de considérer que les autres lui doivent quelque chose...

Du conflit à l'amour

Que se passe-t-il lorsque je suis en conlit avec quelqu’un ? Je veux ou je crois avoir raison (égocentrisme) et je m'oppose à l’autre ; je veux dominer ou sauver la face (orgueil ou vanité) en montrant à l’autre, aux personnes présentes et à moi-même, que ma façon de voir est la meilleure. Le conlit, c'est "être contre" qui relève du niveau d’être de l’animal qui lutte pour dominer l’autre ou défendre son territoire en utilisant l’agressivité et la violence. "Etre en harmonie" est d'un niveau d’être supérieur à celui de l’instinct animal ; c’est être pleinement humain...

Mais que font les psy?

Sophie arrive au cabinet. Un peu impressionnée par cette première démarche chez une "psy", elle déroule peu à peu le fil de sa demande, et de sa plainte: 17 ans de mariage, 4 enfants, un quotidien rythmé par les conflits avec son mari, ses enfants, son père avec qui elle travaille. La coupe est pleine, le découragement, l’amertume et la souffrance sont posés devant moi comme un dernier appel, la recherche d’un espoir pour sortir de ce cercle relationnel qui limite l’épanouissement, provoque le sentiment profond que "ça ne peut plus durer"

Les jeux psychologiques

Eric Berne a démontré que nous passons plus des trois quarts de notre vie à jouer à des jeux qui, s’ils ne sont pas drôles, ont comme intérêt de calmer nos angoisses, nous donner l’impression d’exister et rassurer nos peurs existentielles, car ils confirment nos croyances sur nous-mêmes, les autres et le monde, même si ces croyances sont source de nos plus grandes difficultés. Par exemple, si j’ai développé la croyance que je n’étais pas intéressant, ni intelligent, je vais passer le reste de ma vie à chercher des partenaires...

Jeux, l'analyse transactionnelle

Des jeux : tout échange entre deux ou plusieurs personnes dont le but réel, pour chacun, n’est pas de poursuivre la discus sion au niveau de ce qui est, mais bien à un niveau caché. Dans la relation, nous allons les pratiquer et souvent sans même les percevoir. L’éducation reçue nous y a initiés. Et de répéter encore. Sous la discussion, une motivation, de manière à atteindre l’issue déterminée et prévisible qui ne laissera que malaise entre nous. Nous réactivons, sans cesse, nos stratégies d’enfance, nos scénarios. A l’âge adulte, jeux inadaptés !

Jeux de pouvoir

Le jeu de pouvoir dissimule toujours ce que nous appelons des “ projets ou attentes implicites” par rapport à l’autre et il est nourri par une peur (chacun sait que la meilleure façon de ne pas essuyer un refus est de ne rien demander !), que l’on s’appelle Bush ou Durand ! Peur d’être rejeté, jugé, abandonné, peur de perdre la face, de perdre le contrôle... On préfère manipuler et culpabiliser l’autre que de prendre le risque d’un refus ou de reconnaître un manquement ou une erreur.