Les trois émotions primaires

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N°39 - De l'intelligence émotionnelle à l'Amour



Les trois émotions primaires

Dr Clara Naudi

Leur origine et leurs effets chez l’être humain

Angoisse, souci, préoccupation, anxiété, panique, désarroi… Colère, irritation, agacement, énervement, rancune, rancœur… Tristesse, chagrin, regret, apathie, dépression, mélancolie, nostalgie…

Les multiples émotions négatives qui habitent l’être humain peuvent être rapportées à trois émotions de base, également nommées “émotions primaires” qui sont la peur, la colère et la tristesse.

Pourquoi les appelle-t-on émotions primaires ? Parce qu’elles imprègnent chaque être humain dès l’instant de sa naissance.

Symbiose relationnelle


En fait, tout commence même avant la naissance. Tout commence au moment de la conception, lorsque les deux cellules issues du père et de la mère, le spermatozoïde et l’ovule, fusionnent pour former une seule cellule, qui est un être nouveau.

Cet être, durant toute la grossesse, va vivre en symbiose avec sa mère. Il fait un avec sa mère, est nourri par le même sang, et en même temps, son organisme se développe, grandit, s’individualise. A chaque instant, il dépasse son état précédent.

Au moment de la naissance, quand le cordon ombilical est sectionné, l’enfant acquiert son autonomie biologique. Il devient un être séparé de sa mère.

Dans le ventre de la mère, nous voyons à l’œuvre deux dynamiques, deux mouvements, qui semblent s’achever à la naissance. Une première dynamique, qu’on peut appeler le sentiment d’appartenance, où l’enfant et la mère appartiennent au même ensemble “mère-enfant”. Cette dynamique est caractérisée par la proximité, la chaleur, le lien. De façon concomitante, existe également une deuxième dynamique de croissance, caractérisée par le besoin d’évolution, d’autonomie, de liberté. En fait, au moment de la naissance, ces deux mouvements ne s’achèvent pas : ils se métamorphosent. De biologiques, ils deviennent psychobiologiques. L’état de symbiose biologique devient un état de symbiose relationnelle. On dit que la mère et son nouveau-né sont dans un état fusionnel. Ensuite, le lien entre la mère et son enfant, lien en principe de proximité chaleureuse, se poursuivra durant toute la croissance de l’enfant, et bien au-delà…

En même temps, le nouveau-né commence son parcours vers l’autonomie qui en fera un adulte indépendant et libre.

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