Maîtriser ou... utiliser ses émotions ?

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N°39 - De l'intelligence émotionnelle à l'Amour



Maîtriser ou… utiliser ses émotions ?

Karin Reuter et Michel Savage

Les émotions dérangent…

Les émotions n’ont pas bonne presse dans notre monde. Dans la vie professionnelle, exprimer de la tristesse ou de l’anxiété est vite perçu comme un étalage d’états d’âmes indécents, voire comme un aveu de faiblesse. La colère, à la rigueur, passe encore car elle reste assimilée à une preuve de force ou de virilité dans un univers encore assez macho. Les personnes trop émotives se verront proposer des stages de gestion du stress par ceux qu’elles mettent mal à l’aise, étant entendu qu’on pourrait apprendre à gérer le stress et les émotions comme on gère ses ressources ou ses revenus. Dans la vie privée, les émotions ne sont souvent guère mieux accueillies et sont facilement assimilées à des caprices ou des enfantillages. Dieu merci, il reste toujours l’exutoire des thérapies ou des stages de développement personnel dans lesquels on nous encourage à libérer les émotions enfouies. Ils agissent comme des lieux de décompression, voire des lieux “d’aisance” où l’on irait évacuer ce qu’il est impropre de laisser sortir en public.
Bien entendu, ce tableau est caricatural, et beaucoup diront que depuis le mouvement du potentiel humain dans les années 1960, et même depuis l’avènement de la psychanalyse, on assiste à un retour en force de l’émotion dans notre culture où l’on laisse beaucoup plus ce registre s’exprimer, au point d’introduire l’intelligence émotionnelle par la grande porte, même dans les entreprises, et d’y parler du langage du “ressenti”. Toujours est-il que, honnie ou plébiscitée, l’émotion ne semble pas encore quelque chose de tout à fait naturel : il est convenu d’en parler comme d’un problème pour la plupart d’entre nous. Mais tout d’abord, de quoi s’agit-il ?

Trois grandes familles d’émotions


On peut regrouper toutes les émotions en trois grandes familles : la peur, la colère et la tristesse. Toutes les autres sont, ou bien des variantes, ou bien des mélanges de ces trois émotions de base. Ainsi, selon le degré d’intensité, la peur ira-t-elle du souci passager à la terreur ou à la phobie s’il y a fixation ; la colère ira de l’agacement léger à la crise de rage ou de démence, voire à l’agressivité chronique ; la tristesse ira de l’ennui au désespoir le plus profond ou à la dépression...
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