Méditation et santé

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N°40 - Ce que les Anciens savaient déjà


Méditation et santé

La médecine scientifique découvre les bienfaits de la méditation

Dr Daniel Caroff


Il y a 2500 ans, Gautama Bouddha enseignait une forme de méditation proche de ce que l'on nomme actuellement la méditation Vipassana. Chaque courant spirituel ou religieux (hindouiste, bouddhiste, musulman, chrétien) comporte l'une ou l'autre forme de méditation, elle est donc une pratique intemporelle et universelle. Si son but est avant tout d’ordre spirituel - il s'agirait d'atteindre un état de conscience particulier -, elle a un impact harmonisant sur le corps et le psychisme. Ces effets psychocorporels positifs, l'état de conscience particulier qu’elle permet, ainsi que l’importante augmentation du nombre de pratiquants, ont amené les scientifiques à s'y intéresser.

Définitions

Il existe plus d'une centaine de formes de méditation, et chacun des millions de pratiquants pourrait en donner une définition personnelle car, d'un certain point de vue, la méditation ne peut se décrire, elle ne peut que se pratiquer. Il ne s'agit pas d'une simple relaxation, ni d'une forme de réflexion, et encore moins d'une forme d'état hypnotique. Au contraire, il s'agit de devenir pleinement conscient de soi, en laissant passer les pensées et les émotions pour revenir toujours aux sensations corporelles, en particulier dans la méditation de type zen, à la respiration et à la posture. Certains parlent de la méditation comme d'une voie, d'une quête vers l'authenticité et vers les vérités contenues dans le monde intérieur de chacun, et cela dans le respect des traditions individuelles. La méditation peut aussi être définie par certains yogis comme le contrôle des fluctuations de l'esprit, qui peut alors exister en lui-même, dans une pure conscience, et permettre au méditant de découvrir sa véritable nature. Méditer, c'est créer dans sa conscience un espace de très grande clarté qui se répercutera sur toutes les expériences et transformera de manière positive toute la personnalité.

Il y a 20 ans, dans son livre “Méditation, connaissance de soi et vie pratique”, P.J. Petri, qui enseignait la méditation, expliquait que dans la méditation, l'être humain apprend à nouveau à ressentir son corps, son âme et son esprit comme une unité. La colonne vertébrale, si souvent en mauvais état, se redresse, le système nerveux se renforce, le fonctionnement du cerveau est régularisé et harmonisé par l'éveil des couches profondes qui sont comme endormies chez l'homme habitué à n'utiliser que ses facultés rationnelles, au détriment de son intuition et de sa créativité. L'amélioration de la circulation sanguine cérébrale conduit à un repos du cortex, avec l'arrêt du flux des pensées, tandis que le sang afflue vers les couches profondes, qui s'éveillent en donnant une impression de calme, de sérénité. C'est ainsi que l'on devient réceptif à travers chacune des cellules du corps, comme si l’on commençait à penser avec tout son corps et que toute division intérieure était dépassée. De plus, dans la paix de la méditation, ce qui vit dans les couches profondes de l'inconscient peut être mené à la conscience pour y être purifié.



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