La médecine anthroposophique

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N°26 - Santé, quelles alternatives ?


La médecine anthroposophique

Une médecine du corps, de l'âme et de l'esprit

Dr Hériard Dubreuil
médecin anthroposophe


Qu’est-ce la médecine anthroposophique ?



La médecine anthroposophique se distingue de l’homéopathie, quoiqu’elle ait aussi recours à des dilutions homéopathiques. De la même façon, elle utilise des plantes, mais ne doit pas être confondue non plus avec la phytothérapie. Sa caractéristique la plus originale réside dans ses fondements, qui tiennent compte d’une connaissance de l’homme et de l’univers, et dans la démarche rationnelle sur laquelle repose sa thérapeutique. La médecine moderne explique les maladies à partir de lois physiques et chimiques. La médecine anthroposophique inclut d’autres dimensions : la vitalité, ou énergie vitale, qui se manifeste dans les phénomènes de croissance, de réparation, les rythmes de veille et de sommeil ; la vie psychique qui se révèle par les gestes et par toutes les tensions musculaires ; la vie de l’esprit, qui s’exprime par le langage, la posture, la droiture du corps, son équilibre… En cas de maladie, ces différents aspects de la nature humaine devront, selon l’anthroposophie, être pris en compte pour établir le traitement.

Les remèdes anthroposophiques

La médecine anthroposophique date de 1920. L’homéopathie peut être datée de 1796. On ne s’étonnera donc pas que la méthode des dilutions homéopathiques soit reprise par la médecine anthroposophique, qui est bien postérieure, cette méthode étant alors considérée comme un acquis. Il y a cependant des différences dans la préparation des teintures-mères ou des souches de base pour les dilutions ou triturations, différences dans le mode de culture des plantes médicinales, lorsqu’elles sont cultivées, dans le choix du jour et de l’heure pour la récolte, dans l’utilisation de divers procédés, en particulier la chaleur, pour la préparation des souches. Les dilutions sont toujours décimales (une partie pour neuf parties de solvant) alors que la plupart des dilutions homéopathiques courantes sont centésimales (une partie pour quatre-vingt dix-neuf parties de solvant). Des expérimentations précises ont montré que c’est avec des dilutions décimales que l’on obtenait les meilleurs résultats. La médecine anthroposophique a recours également, de façon beaucoup plus large que l’homéopathie, aux remèdes tirés du monde minéral. Elle utilise divers minéraux provenant des cinq parties du monde (ou même tombés du ciel, comme les météorites), ou bien encore le métal lui-même, obtenu par sublimation sur une source de chaleur et se déposant sur une paroi froide, appelée “miroir métallique”. Ces minéraux et ces métaux sont ensuite traités par triturations décimales successives. Outre ces modes de préparation qui l’apparentent...

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