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Tous responsables de la violence dans le monde

SC_68_A08

Qu’est-ce qui nous rend violents ? La colère, la haine, la méchanceté, la volonté de dicter sa loi, l’orgueil (on est vexé et on contre- attaque), la peur qui peut rendre agressif, la cupidité, la jalousie et d’autres émotions encore : l’irritation, l’énervement, l’indignation, la rancœur, la rancune, le ressentiment, l’emportement...

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Les nombreuses formes de violence

Quand on évoque la violence, on fait référence en premier lieu aux agressions physiques : coups, vols avec violence, meurtres, viols, violence conjugale, agressions sexuelles sur des enfants ; à plus grande échelle : massacres de populations, guerres, attentats. On pense aussi à la violence verbale, par les paroles prononcées et le ton de la voix (les injures, les insultes...), ou encore à la dégradation volontaire de biens matériels, la profanation de tombes, etc. Les manifesta- tions de la violence sont nombreuses et les médias ont font largement écho. Utilisées par les classes politiques, elles font naître et s’ampli er un sentiment d’insécurité : on craint pour ses biens et pour sa vie.Si on se réfère aux dé nitions des diction- naires, la notion de violence recouvre encore bien d’autres aspects. Par exemple : "Agir sur quelqu’un ou le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l’intimidation", ce qui signi e que, chaque fois qu’on veut obtenir quelque chose de quelqu’un en le mettant sous pression, en le menaçant, en exerçant sur lui un chantage, en le contrai- gnant, en le harcelant, on fait preuve de violence. Ou encore : "Disposition natu- relle à l’expression brutale des sentiments (ou des émotions)", donc, quand, sous le coup de la colère, on enguirlande un enfant, on se dispute avec son conjoint, un parent, un collègue de travail, un voisin, on manifeste de la violence. On in ige à l’autre une blessure morale ou psychologique qui peut laisser des traces toute la vie durant. Même les critiques négatives et les reproches procèdent de la violence : "On ne peut pas compter sur toi !", "Arrête de me déranger, je n’ai pas le temps", "Tu m’épuises, tu me tues !", etc. Celui qui subit cette violence se sent dévalorisé, humilié, culpabilisé, rejeté, insécurisé...
Toutes ces formes de violence dans nos relations avec les autres (quand il ne s’agit pas de violence physique ou d’injure raciale) ne sont pas répréhensibles au vu de la loi, elles sont même souvent considérées comme "normales". Il existe même des formes de violence institutionnalisées, telle la peine de mort encore en vigueur dans certains pays dits développés.La notion de violence doit à mon sens encore être élargie, en incluant les autres règnes de la nature : l’expérimentation sur des animaux vivants (la vivisection), l’élevage industriel, le gavage, les conditions de transport et d’abattage, mais aussi la destruction des habitats naturels, condamnant souvent les animaux à la disparition. Nous reviendrons sur les effets pour les êtres humains de la destruction du monde animal.On en arrive au constat que beaucoup de nos agissements vis-à-vis des autres êtres vivants sont des actes de violence qui induisent des souffrances physiques ou morales, ponc- tuelles ou durables. Mais l’être humain est également violent avec lui-même. Sans aller jusqu’aux blessures physiques que certains s’in igent (automutilations), bon nombre de nos habitudes font violence à notre corps : mauvaise hygiène alimentaire, excès d’alcool, tabagisme, consommation de drogues... Et, pour ce qui est d’ordre psychologique : se traiter de nul, d’incapable, etc...

Les origines de la violence

On peut distinguer différents cas de  gure lorsque nous nous comportons de façon violente :●  nous n’en avons pas conscience ;●  nous savons que nous avons une attitude violente, mais ignorons les conséquences négatives, les effets sur l’autre, les autres (ou nous-même) ;●  nous savons que nous sommes violent, mais cela ne nous pose aucun problème de conscience, ou même nous y trouvons une certaine jouissance.Ceci signi e que la violence est liée à l’igno- rance et au manque de conscience, le mot conscience ayant un double sens : contraire de "inconscience" et "conscience morale". Manque de conscience ou manque d’amour, les deux vont de pair. Notre ignorance ou notre inconscience fait que nous cultivons des pensées, des émotions, que nous mani- festons des comportements, des gestes, des paroles, empreints de violence.
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