Constellations familiales : le parcours d'Idris Lahore et Bert Hellinger

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J’ai eu la chance de plusieurs traditions, la plus importante étant la tradition des derviches Hakim du Kâfiristân, dont le savoir et le savoir-faire remontent à la culture samaréenne, qui date de plus de 6000 ans avant notre ère. Je vous précise cette date, car on confond souvent mon travail avec celui des soufis, alors que les derviches dont je parle ont des sources largement pré-islamiques, et se sont répandus de la vallée de Samara vers le sud en Afghanistan et en Inde, vers le nord-est en Sibérie, vers l’est en Chine et vers l’ouest en Europe...

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Les neurones miroirs


Idris Lahore philosophe et psycho-anthropologue

interview Maya Ollier

J’ai eu la chance de plusieurs traditions, la plus importante étant la tradition des derviches Hakim du Kâfiristân, dont le savoir et le savoir-faire remontent à la culture samaréenne, qui date de plus de 6000 ans avant notre ère. Je vous précise cette date, car on confond souvent mon travail avec celui des soufis, alors que les derviches dont je parle ont des sources largement pré-islamiques, et se sont répandus de la vallée de Samara vers le sud en Afghanistan et en Inde, vers le nord-est en Sibérie, vers l’est en Chine et vers l’ouest en Europe.C’est auprès d’eux que j’ai assisté à ma première “représentation euphonique du souffle de l’esprit” dans le cadre du Samadeva, que plus tard je reconnaîtrai dans les “constellations familiales” et dont, à l’évidence, j’ai vu là une des sources. Ce travail était également la composante fondamentale du théâtre et même des “temples du sommeil et de la guérison” au temps de la Grèce Antique.

Des derviches, j’ai appris les pratiques, tandis que la théorie m’est venue pour une grande part de mon grand- père, qui était ce qu’on peut appeler un original, alchimiste et grand voyageur. L’expédition qui l’a le plus profondément marqué est celle qu’il fit en Chine, longtemps avant la Révolution. Quand je fus en âge de comprendre, il me narra sa rencontre avec un sage chinois, Huan Zhen Hui, maître taoïste du Tch’an et du Chen Yen. Plu- tôt que de voyager à travers toute la Chine, comme il l’avait projeté, mon grand-père s’installa auprès de celui qui devint son maître et qui lui enseigna ce qu’il me transmit et que j’ai retranscrit en partie dans mon livre “Tao, La voie du Tao”. Mais surtout, il m’initia au Yi Qing, le plus ancien des livres chinois, qui est aussi appelé “Livre des mouvements”. Dans son chapitre 37, le Yi Qing résume tout le savoir sur la famille et la société. Je vous en lis quelques extraits, dont vous n’aurez aucune peine à reconnaître qu’ils sont les fondements même des principes que B. Hellinger a appelés “les ordres de l’amour” :

“La famille manifeste les lois qui règnent à l’intérieur de la maison, lois qui, appliquées au monde extérieur, maintiennent également en ordre la cité et l’univers.” (Ici, on comprend l’influence que peuvent avoir les troubles de la famille, dans la vie relationnelle, sociale et professionnelle)...

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