Le clonage humain

Le clonage humain

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Un état des lieux des techniques, des dérives possibles et de la législation en vigueur.
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Quels risques pour demain ?


Dr. Martine Lefèvre

La Nature a prévu que les humains, en tant qu’espèce biologique, se reproduisent par l’union sexuelle qui permet la rencontre de leurs gamètes, l’ovule et le spermatozoïde. Les gamètes possèdent chacun 23 chromosomes et lors de la fécondation, leur fusion rétablit le patrimoine génétique caractéristique de l’humain, qui est de 46 chromosomes. C’est une reproduction sexuée.
Le clonage est une reproduction asexuée : l’ovule est énucléé et on lui transfère en laboratoire un nouveau noyau prélevé dans une cellule adulte d’un donneur. Ce noyau possède tout le patrimoine génétique du donneur. La division de cet ovule est ensuite provoquée et il commence son développement.

L’histoire du clonage
Le mot "clonage" nous vient de l’Antiquité, d’un terme grec signifiant "brindille". Il fut d’abord employé en horticulture pour désigner des greffes de plantes. Chez les invertébrés, on savait qu’un ver de terre coupé en deux pouvait se régénérer totalement. En 1930, l’embryologiste allemand Hans Spemann fait des expériences sur des salamandres, puis, en 1952, les biologistes Robert Briggs et Thomas King, à Philadelphie, expérimentent le transfert de noyau de cellule somatique chez les amphibiens. En 1970, le biologiste britannique John Gurdon réussit à cloner un têtard à partir d’une cellule somatique. Le clonage des mammifères apparaît alors beaucoup trop complexe, et reste du domaine de l’utopie. On a d’abord "fabriqué" des clones à partir d’un embryon, obtenu par fécondation in vitro, qu’on divisait en deux moitiés avant de les implanter chacune dans l’utérus d’une mère porteuse. Il s’agissait d’une scission gémellaire. C’est une équipe vétérinaire écossaise sous la direction de l’embryologiste Ian Wilmut qui, après plus de 250 tentatives de transfert nucléaire, aboutit en 1997 à la naissance de Dolly. Cette annonce fait alors l’effet d’une bombe et marque un tournant dans la recherche.

Dolly ou le premier mammifère cloné !
Cette brebis n’est pas issue d’un embryon "normal" résultant de l’union d’un ovule et d’un spermatozoïde. Dolly est issue de l’union du noyau d’une cellule somatique adulte spécialisée (glande mammaire) de la brebis dont on voulait faire le clone et d’un ovocyte fraîchement énucléé d’une autre brebis. Des impulsions électriques ont permis cette fusion afin que la division cellulaire puisse commencer...
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