L'éveil des managers

Management , stress et motivation

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Management, stress & motivation
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L'éveil des managers

 Pierre Ollier,
formateur et énergéticien

Alors que les heures faciles de l’économie occidentale semblent être derrière nous, le salarié stressé et désabusé, cadres inclus, se désengage progressivement.

Gestion du stress

De nombreuses techniques de gestion du stress peuvent être transposées et utilisées dans l’entreprise, le préalable étant de savoir qu’il existe plusieurs niveaux d’approche. Le premier niveau est individuel : chacun peut apprendre à gérer son stress, pour améliorer tant ses conditions de vie que ses conditions de travail. C’est là un apprentissage volontaire, afin d’acquérir des techniques permettant d’avoir un corps plus sain et un esprit plus clair ; au-delà, on peut souhaiter améliorer ses performances ou simplement se sentir plus détendu, plus disponible avec ses proches. Le deuxième niveau est celui des managers et des responsables d’équipes. Le but est d’améliorer le cadre de travail, de créer un climat propice, de motiver et fédérer les équipes, de gérer les conflits au mieux (les conflits étant le principal facteur de stress dans l’entreprise), ceci pour améliorer certes la productivité, mais aussi la créativité et la réactivité de l’entreprise. Le manager “éclairé” aura appris à gérer son stress mais, en parallèle, et si son entreprise lui en donne la possibilité, aura mis en place une démarche permettant à ses collaborateurs d’acquérir des outils pour gérer leur propre stress. La vraie difficulté se situe au troisième niveau : celui des dirigeants et chefs d’entreprise à qui il incombe, en théorie, d’impulser ce genre de démarche. Or en France, nous sommes relativement en retard dans ce domaine : notre a priori est que gérer le stress prend du temps… et comme le temps coûte de l’argent, nous tendons à éluder la question, même si la médecine du travail met désormais beaucoup d’énergie à communiquer sur le sujet.

Une notion à relativiser

Avant toute autre considération, il est utile de relativiser le problème du stress, sachant que cette notion reste un peu vague dans l’esprit collectif, et que c’est un problème majoritairement occidental et contemporain. Un rapide retour en arrière nous rappellera que la semaine de 40 h ne date que de 1920. Auparavant, le temps “normal” de travail oscillait entre 12 et 16 h par jour, six jours par semaine, 52 semaines par an, sans congés payés : aujourd’hui, le temps annuel de travail est d’environ 1500 h, soit jusqu’à près de trois fois moins. Sans oublier que la vie d’un ouvrier pouvait commencer à l’âge (légal) de huit ans… Nous pouvons aussi avoir une pensée pour les conditions de travail des hommes, femmes et enfants vivant aujourd’hui dans des pays émergeants, des pays en guerre, des dictatures politiques ou religieuses… Ceci donne à notre vécu actuel une toute autre couleur. Nous souffrons de stress, certes, mais nous faisons partie des privilégiés, au regard de la majorité des pays de la planète.
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