L'éveil des managers

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Leadership & management éclairés
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L'éveil des managers

Françoise Antier,
directrice de formation

Le capital humain

Le monde est confronté à une complexité croissante liée à la mondialisation, et à l’accélération des changements technologiques et environnementaux. De plus en plus de responsables, dans tous les domaines - politique, entreprise, social, éducation… -, ont de la difficulté à trouver leurs repères pour mener à bien leurs responsabilités. Entraînés dans l’emballement général de l’activité économique, ils naviguent à vue plus qu’ils ne dirigent et risquent d’y perdre tant leur âme que leur santé. L’automatisation, l’informatisation, la communication à distance… ont favorisé la croissance économique, mais ont rendu la pratique du leadership de plus en plus éloignée des réalités humaines, tant en externe qu’en interne pour ce qui est du monde de l’entreprise. Il devient de plus en plus patent que les entreprises appelées à émerger de cette impasse, seront celles dont les dirigeants sauront se situer dans une véritable dimension humaine et prendre en compte de façon adéquate cet élément essentiel qu’est son capital humain. L’enjeu est également primordial vis-à-vis de la maîtrise des risques industriels et technologiques, qui sont devenus une préoccupation majeure.

La double dynamique de l’entreprise

On désigne habituellement par le mot “entreprise” une “organisation autonome de production de biens et de services marchands”. Le sens premier de ce mot regroupe deux notions : celle de projet, de but, et celle d’action pour arriver à ce but. Ainsi, l’entreprise a originellement pour vocation la réalisation de quelque chose qu’on n’a pas encore, qui nous dépasse, de plus grand que soi. On peut désigner cela par la dynamique de la croissance. Dès lors qu’une entreprise rassemble généralement au moins deux personnes, on y trouve aussi la notion de relation avec d’autres et d’appartenance à un groupe. Or les sciences qui étudient la nature spécifique de l’être humain, ce qui le distingue du monde animal, nous révèlent que ce qui caractérise l’homme est sa double dynamique existentielle : celle de l’appartenance et de la relation, et celle de la réalisation et du dépassement de soi. N’estce pas la vocation première (ou ultime ?) de l’entreprise de permettre la dynamique existentielle de l’être humain ? La réalité n’est aujourd’hui malheureusement pas celle-là, la composante humaine n’étant bien souvent considérée que comme une simple variable d’ajustement, éjectable à tout moment.

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