Tradition et avenir de la science

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N°40 - Ce que les Anciens savaient déjà


Tradition et avenir de la science

Carl F. Hessin

praticien énergéticien

La pensée humaine, c'est-à-dire la manière dont fonctionne l'intelligence humaine, a beaucoup évolué à travers les âges. La civilisation actuelle, depuis le 17e siècle particulièrement, a évolué de découvertes scientifiques en découvertes scientifiques, pour nous amener à une civilisation dite technologique, c'est-à-dire dans laquelle les lois sont celles de la logique technique, une logique qui étudie le fonctionnement des choses et veut comprendre avec la pensée quelles sont les lois scientifiques ou mécaniques à l'œuvre.

En agissant ainsi, en spécialisant son cerveau dès le plus jeune âge, peu à peu et sans s'en rendre compte, l'homme s'est coupé de ses racines, de certaines facultés, et peut-être de son humanité, au sens le plus élevé du terme.

Parfois cependant, les connaissances d'aujourd'hui arrivent à conforter celles du passé, menant au constat que les sages du passé n'étaient pas des arriérés primitifs, mais avaient un haut degré de connaissance, mais il était tout simplement basé sur une autre approche de la connaissance scientifique, ceci étant dû à un fonctionnement différent du cerveau.

Le sacrifice des herboristes

Etant enfant, j'ai eu la chance d'avoir un père qui était encore très proche de la nature. Nous habitions à la campagne. Il utilisait beaucoup les plantes qu'il allait chercher ou qu'il achetait comme moyen de soigner, pour des petits soucis, digestifs par exemple. A cette époque lointaine, je me souviens d'une question qui me travaillait : comment nos lointains ancêtres avaient-ils pu découvrir la nocivité, l'innocuité, ou encore le rôle curatif de certaines plantes ? J'imaginais que beaucoup de savants herboristes, depuis la préhistoire, avaient dû payer de leur vie la volonté de faire avancer la connaissance de l'effet des plantes sur l'être humain. Et je supposais qu'ils avaient dû laisser des consignes orales ou des écrits pour le cas où ils n'en sortiraient pas vivants. J'étais dans la reconnaissance envers ces milliers de sacrifiés volontaires qui avaient testé l'amanite phalloïde, la digitale, l'arsenic, et qui en étaient morts, pour la science, pour la survie des autres hommes qui suivraient. Sans parler de tous ceux qui avaient dû passer des années de tests avant de découvrir que telle ou telle plante médicinale avait des effets précis si on l'utilisait après une décoction pendant trois ou quatre heures, ou macérée pendant deux ans dans de l'alcool, et qu'elle était sans effet si on en faisait une tisane.

Et puis il y a eu ce jour où j'ai constaté que mon chat venait à une période bien précise, souvent en fin de matinée, dans un endroit précis du jardin, renifler puis, après quelques hésitations, manger une herbe bien précise pour s'obliger à vomir. Comment cette bête savait-elle précisément qu'il lui fallait une purge à ce moment-là, et quelle plante lui conviendrait le mieux pour cela ? Mon chat n'avait pas de connaissances étendues en herboristerie. De plus, je l'avais trouvé et élevé au biberon, ce n'était donc pas non plus sa maman-chat qui lui avait transmis ces connaissances. L'enfant que j'étais s'est alors dit qu'il y avait sûrement une sorte de savoir qui était là, disponible pour tous, et qu'il suffisait de savoir capter, et que si mon chat était capable de saisir cette information, l'Homme avait dû être capable aussi de l'appréhender à une certaine époque, ce qui lui avait évité les milliers de cobayes humains morts que j'avais imaginés. Et l'enfant avait noté dans un compartiment en haut à gauche dans son cerveau : “Quand je serai grand, penser à vérifier cette hypothèse !”.



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