Savoirs ancestraux et science moderne

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N°40 - Ce que les Anciens savaient déjà


Savoirs ancestraux et science moderne

Homéopathie : méthode thérapeutique médicale bâtie sur quatre piliers similitude - dilution - dynamisation – personnalisation

Dr Chantal Bret

homéopathe uniciste
et psychiatre

Similitude

C’est dans la plus haute antiquité que l’Homœothérapie puise ses origines qui sont, ne l’oublions jamais, celles de toute la médecine.” (Actes du Ve Congrès du C. H. F., Mai 1939).

C’est effectivement aux sources qu’il convient de remonter, car l’historique du principe de similitude est inséparable de celui de la médecine.

Médecine grecque

C’est au siècle de Périclès, le IVe siècle avant notre ère, que la médecine prend naissance avec la médecine grecque. Celle-ci n’est, d’ailleurs, que l’héritage des médecines de la haute Antiquité égyptienne et babylonienne, dont il nous reste peu de témoignages. Deux écoles rivales se partagent alors l’enseignement. C’est, d’une part, l’École de Cos, dont Hippocrate (460 à 350 avant J.C.) est le maître incontesté. Sa conception est humorale et synthétique, sa thérapeutique par les semblables.

A l’Ecole de Cos, s’oppose I’Ecole de Cnide. Celle-ci, analytique, pratique le diagnostic et applique la thérapeutique symptomatique établie d’après le diagnostic: c’est la thérapeutique allopathique actuelle.

La médecine, en Grèce, ne survit qu’un siècle à Hippocrate. Puis à Alexandrie, Aristote (384-322) et son élève Théophraste développent l’anatomie et perfectionnent la conception de l’Ecole de Cnide. La médecine hippocratique sera cependant enseignée du IXe au XIIIe siècle par l’Ecole de Salerne, mais le principe de similitude ne figure pas dans cet enseignement.

Médecine arabe

Tandis que l’Ecole de Salerne donne la connaissance d’Hippocrate à l’Université de Montpellier, fondée vers le Xe siècle, les croisades introduisent en Occident les idées de la médecine arabe. L’érudition des médecins arabes est immense, et l’œuvre d’Avicenne (980-1037) notamment, est extrêmement riche. Les Arabes connaissent et enseignent les textes hippocratiques qu’ils transmettent ainsi au XVe siècle. Ils sont aussi de grands chimistes.



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