Sauver la terre d'une destruction annoncée

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N°42 - La psychologie du non-conflit



Sauver la terre d'une destruction annoncée

La seule solution : entrer dans une dynamique du non-conflit

Jean-marie Grey
enseignant


Etre pour...

Quand on regarde ce qui se passe un peu partout dans le monde, on se rend compte, même sans être un grand spécialiste des questions écologiques, que le processus de la destruction de la Terre et du vivant, par les êtres humains, est enclenché. On peut cependant conserver l’espoir de pouvoir freiner ce processus qui semble irréversible et inéluctable. Devant les dégradations constatées et devant la catastrophe annoncée, on peut voir naître une mobilisation de plus en plus grande de personnes de bonne volonté. Le but premier de leurs actions étant d’éviter que les choses ne continuent à ce même rythme effréné et, pour ce faire, elles pensent souvent qu’il n’y a que l’opposition à ce qui est en train de se passer, dans une forme plus ou moins violente et véhémente, qui puisse être vraiment utile. Ceci conduit inévitablement à des comportements extrêmes, voire extrémistes, et par là condamnables. On dessert alors la grande cause qu’on voulait défendre puisque c’est la forme qui sera condamnée avant le fond  ; ne serait-il pas plus efficace d’être “pour” tout ce qui permet de préserver la nature et d’éviter la destruction, plutôt que d’être “contre” ceux qui détruisent parce qu’ils n’ont pas encore compris les enjeux essentiels qui sont en train de se jouer devant leurs yeux ? Il n’est pas nécessaire d’alimenter des rancœurs et des haines pour défendre ses idées. On peut se souvenir des grandes luttes non-violentes qui ont vu le jour en Inde et qui ont su faire plier la toute-puissante Grande-Bretagne. En n’alimentant plus la lutte haineuse, on combat pour une idée dans la dignité, on laisse aussi sa dignité à celui qui pense différemment  ; les choses pourront évoluer de façon “biologique” et les opposants pourront finir par comprendre le point de vue de l’autre. C’est vers cette forme d’inclusion qu’on peut tendre et c’est elle qui pourra devenir le vecteur du changement en profondeur. On n’est alors pas “l’ennemi”de ces personnes, mais on défend des positions opposées, des idées différentes mais dans le respect des êtres.

Un engagement toujours individuel

L’engagement est toujours un engagement de l’individu et c’est à ce niveau que se situe le combat. Agir en tant que membre d’une organisation est très difficile puisqu’alors, on défend une position qui va au-delà de l’individu, on fait partie de ce qu’on peut appeler un champ de forces, c’est-à-dire que l’espace individuel est comme modifié par l’organisation à laquelle on appartient et qui dépasse complètement l’individu, et l’on n’agit plus à partir de ses seules décisions et réflexions. Il est différent de se situer comme un individu qui agit au service d’une grande cause et qui s’y investit avec force et détermination. Lorsque j’agis en individu et que je le fais à partir de ce qu’il y a de meilleur en moi, je suis dans la meilleure forme d’aide possible : non seulement je fais du bien, mais je le fais dans un état d’esprit qui est celui du respect des autres ; alors il n’y a jamais de place pour des coups bas ou des attaques personnelles. En agissant ainsi, je serai perçu par mon entourage comme étant dans la non-dualité, dans une forme d’écoute non conflictuelle et je n’alimenterai pas le conflit autour de moi. C’est par l’exemple que je peux contribuer au non-conflit dans le monde, à mon niveau, dans mon entourage. Je fais alors entrer dans cette partie de l’humanité que je suis cette façon d’aborder les choses et, petit à petit, je peux espérer voir changer mon environnement proche, puis, par une forme de propagation non-violente, les changements finiront par gagner d’autres personnes un peu plus éloignées...

Pas de contribution haineuse

S’affirmer sans violence...

La priorité : en soi

Il n’est peut-être pas trop tard

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