Ce qui nous sépare des autres...et ce qui nous réunit

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N°44 - L’ABC du bien aimer


Ce qui nous sépare des autres...et ce qui nous réunit

Frédéric Theismann
consultant,formateur


Enfin libre !

Jean-Paul se rend au bureau. C’est l’été, une journée resplendissante s’annonce. Sur son chemin vers le métro, la foule se bouscule. Il est à peine 7 heures et déjà, c’est l’empressement. Un seul guichet est ouvert, il doit renouveler son abonnement, le paiement électronique traîne, derrière lui, une personne s’agace de la lenteur. Il se dirige vers le quai, un homme court à contresens et accroche sa mallette, qui tombe. L’autre ne se retourne même pas. Ça l’agace ; dans sa tête, ça dit : "Espèce de taré, aucun respect pour ceux qui travaillent". Dans la rame du métro, c’est la cohue, le nez de l’un dans les cheveux de l’autre, obligé de respirer les parfums bon marché, les haleines de café ou de cigarette, ou pire, les restes de soirée et de sueurs de la veille. A chaque arrêt, les épaules se cognent. Il descend et arrive sur son lieu de travail. Dans le hall de l’immeuble, il patiente pour l’ascenseur. Sur les cinq disponibles, deux sont en révision ce matin. Quelques personnes se livrent à des commentaires : "Ils pourraient faire ça le samedi !". Il est 7h45, il ouvre son application mail, quinze messages l’attendent. Il doit s’y mettre rapidement, mais d’abord il se dirige vers la machine à café. Il est déjà fatigué : de toute cette agitation, des autres qui ne pensent qu’à eux. La journée se passe... et plus elle passe, plus il imagine qu’il se passerait bien des autres, de tous les autres. Le soir venu, au moment de se coucher, il invoque le Ciel : "Fais que demain, tous les autres aient disparu" et il s’endort. Le matin, comme d’habitude, il part vers 6h45 pour se rendre au métro. La rue est vide, tranquille. Le Ciel l’a exaucé. Il respire, heureux, personne pour le bousculer, pour lui marcher sur les pieds. Le métro arrive, vide. Il peut enfin s’asseoir sur un siège. Cela fait des années qu’il n’a pas pu s'asseoir le matin dans le métro. L’ascenseur du hall est libre immédiatement. C’est tellement plus rapide. Le téléphone ne sonne pas, quel calme ! "C’est si bien, sans les autres", se dit-il. Eh oui, "les autres" nous empêchent souvent de vivre dans le confort que nous aimons. La vie sans "les autres" ne serait-elle pas plus simple ? Finis les désaccords, les conflits et les incompréhensions, la promiscuité, l’envahissement... Ma liberté s’arrêtant où commence celle des autres, désormais, plus de limite à ma liberté ! Cette histoire, venue de la quatrième dimension, ne s’arrête pas là, nous y reviendrons.

Micro-trottoir

Qu’est-ce qui nous sépare des autres ? J’ai pris un calepin et me suis rendu dans la rue, pour poser la question. Je remercie tous ceux qui ont accepté de témoigner. Je vous livre ici quelques réponses en vrac : "L’indifférence, le manque d’intérêt. Aussi le jugement immédiat que je porte sur l’autre. C’est plus fort que moi, mais ça m’amuse. En tout cas, il y a des gens dont je n’aimerais pas être proche !"
...

Dans mon couple, ce qui nous a séparés, c’est surtout le manque d’attention

L’autre est-il l'objet de tous les maux ?

Notre réalité...

Derrière le masque


...


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