Les pièges de l'illusion

Les pièges de l'illusion

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Pour sortir de l’illusion, il existe un Chemin dont il faut parcourir toutes les étapes. On ne peut pas arriver au bout sans purifier le coeur, sans arriver à la maîtrise du mental et sans une certaine discipline de toutes les fonctions physiques : centre du mouvement, centre des instincts et centre sexuel. Et pour cela, il faut du temps...
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Sage ou pas sage ?


Laissez-moi vous raconter une histoire, une histoire vraie. J’ai rencontré un jour une femme qui avait fait quelques expériences de présence, et même un peu plus, et qui croyait être devenue sage, ce qui fait qu’elle avait créé un ashram et était entourée d’hommes et de femmes qui voulaient eux aussi devenir des sages. Ces gens ne connaissaient rien du Travail, en réalité. J’étais de passage dans cet ashram car j’accompagnais quelqu’un qui, lui, était un sage, un vrai. Il avait été invité parce que la femme dont je parle appartenait à un courant hindouisant dont il était l’un des représentants en Europe et elle demandait sa confirmation. C’était un Instructeur hindou et c’était également quelqu’un qui était dans le Travail, il était lié à une école de sagesse en Inde. Donc il était hindou et homme de la Voie, et il visitait les ashrams à travers le monde, en particulier en Europe. Dans l’hindouisme, pour qu’une personne puisse être reconnue comme sage, il faut la confirmation de quelqu’un de la lignée. Il avait été invité dans ce but : confirmer que la femme en question commençait effectivement à s’éveiller. Quand nous sommes arrivés, e temps en temps, nous poserons le début d’un test". C’est ce que nous avons fait et, les trois premiers jours, tout était normal extérieurement, les gens faisaient toutes leurs pratiques et la dame semblait apparemment dans la paix la plus grande. Au matin du quatrième jour, elle parut agitée ; à midi, elle se mit en colère ; à 16h, elle fit une crise de larmes et d’hystérie et, le soir, elle était complètement déprimée. Le cinquième jour, elle demanda qu’on désigne quelqu’un d’autre pour diriger l’ashram, parce qu’elle-même avait compris. Elle voulait retourner s’occuper du nettoyage des chambres et de l’entretien du potager, de façon à apprendre ce qu’est vraiment l’éveil.


Des années d’illusion totale


Ceci veut dire qu’elle avait vécu pendant plusieurs années dans l’illusion totale. Elle avait réussi à vivre certaines expériences d’éveil, de présence à soi et aux choses, et en avait conclu qu’elle était éveillée. C’était faux, évidemment. Les expériences qu’elle réussissait à vivre par moments lui donnaient probablement une certaine force et une certaine paix, mais le Travail réel de purification intérieure (purification du coeur et des émotions, maîtrise du mental et de la pensée, discipline du corps physique) n’avait pas été accompli. Elle pratiquait certaines formes de yoga depuis vingt ans au moins, mais c’était loin d’être suffisant. Ceci pour illustrer le fait que, lorsqu’on atteint un certain stade parce qu’on a fait des expériences spirituelles, parfois minimes, parfois très importantes, on a l’impression d’être arrivé. C’est évidemment totalement faux, mais c’est de cette façon que naissent beaucoup de gourous en Europe et même en Inde : ils ont fait quelques expériences et ils pensent que ça y est. Mais il suffit qu’on vienne les "tester" ou qu’on les mette en situation pour qu’il se produise ce qui s’est passé pour cette dame. De plus (ce n’est pas ce qu’elle avait fait), persuadés qu’ils sont arrivés, qu’ils sont éveillés, ils rejettent en général l’autorité de leur propre maître, c’est comme s’ils reniaient leur passé. C’est à ces quelques éléments biographiques qu’on reconnaît les faux éveillés. Ces gens ne sont pas de mauvaise foi, ce ne sont pas des charlatans ou des escrocs, pas du tout : ils croient vraiment ce qu’ils disent et ce qu’ils font. C’est là une grande illusion.


Pour sortir de l’illusion


Pour sortir de l’illusion, il existe un Chemin dont il faut parcourir toutes les étapes. On ne peut pas arriver au bout sans purifier le coeur, sans arriver à la maîtrise du mental et sans une certaine discipline de toutes les fonctions physiques : centre du mouvement, centre des instincts et centre sexuel. Et pour cela, il faut du temps. Mieux vaut aussi être guidé dans les pratiques et les exercices, car lorsqu’ils sont adaptés, ils sont évidemment des accélérateurs du processus de maîtrise (on peut aussi se guider soi-même et, en plusieurs vies, on finira probablement par y arriver). Il faut surtout veiller à ne pas tomber dans l’illusion quant à ce qu’on vit et quant aux expériences qu’on peut faire. Vous avez pu voir ce que je fais quand des instructeurs ou de soi-disant instructeurs viennent me voir : je les laisse faire et je pose quelques tests. Au bout d’un jour, deux au maximum, le test commence à faire son effet et on voit où en est réellement la personne, quoi qu’elle puisse penser ou dire d’elle-même. Si vous vous souvenez, l’un a explosé au bout de trois jours ; un autre a explosé le soir même de son arrivée : quelques heures ont suffi et il s’est enfui. Il y en a seulement une, elle enseigne les mouvements et les danses sacrées, qui ne se prend pas pour un grand instructeur et qui aimerait bien revenir, tout simplement parce qu’elle n’a pas d’illusions sur elle-même. Elle fait ce qu’elle a appris, elle essaie de danser le mieux possible, c’est tout...


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 N°57 : Et si on arrêtait de mentir !

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