La technologie dans l'avenir de l'humanité

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De plus en plus d’hommes et de femmes se trouvent confrontés à la question existentielle du sens de leur profession. Il leur devient difficile d’avoir de l’enthousiasme dans leur activité professionnelle. Hyper-spécialisation, emprise de l’automatisation et menace économique de se voir dépossédé de leur travail du jour au lendemain, sont autant de facteurs de démotivation. Privé des satisfactions professionnelles de l’ego et égaré dans la recherche stérile du plaisir dans ses loisirs, l’homme moderne est comme acculé à trouver une voie nouvelle...

Quantité

Si on situe l’invention de l’écriture en Égypte et en Mésopotamie vers - 3.500, et le début des civilisations vers - 10.000 ans, il est cependant nécessaire de remonter bien au-delà de cette étape de l’évolution culturelle pour comprendre l’espèce humaine, son origine, son évolution et sa destruction future, en étudiant également l’évolution cosmique et l’évolution biologique qui l’ont précédée. En 2008, Claude Lévi-Strauss, l’un des plus grands philosophes, ethnologues et anthropologues contemporains, célébrera son 100e anniversaire. Déjà en 1955, dans son livre "Tristes Tropiques", il expliquait que le but de l’être humain n’a pas seulement été de survivre, mais également de mener une vie sociale harmonieuse en y trouvant une forme de paix, de contentement et même de bonheur au plan individuel. Pour y parvenir, selon les lieux et les époques, il a utilisé toutes sortes de moyens différents, le but étant toujours et partout le même, et les moyens adaptés au contexte. En 1962, dans "La pensée sauvage", il ajoute que le sens donné par les êtres humains à leurs activités et ce qu’ils s’imaginent à leur propos est loin de pouvoir être pris au sérieux. Selon lui, il n’y aurait que les êtres humains eux-mêmes pour s’imaginer la grandeur et l’importance de leurs activités : du point de vue du cosmos et de l’évolution, toutes les activités humaines semblent conduire l'espèce vers l’entropie, le chaos. En effet, depuis que l’être humain a commencé à respirer et à évoluer, de la découverte du feu jusqu’aux centrales nucléaires, il n’a rien fait d’autre, en dehors de la procréation, que de détruire "des millions de structures" qui ne pourront jamais être rétablies, cela même s’il a construit des villes et des mégapoles, et défriché des terres pour les cultiver. Ses constructions et ses réalisations sont sans commune mesure avec son activité destructrice. 

L’espèce humaine vit sous une forme de régime d’empoisonnement interne 

En 2005, au cours d’une interview télévisée, Claude Lévi-Strauss disait à peu près ceci : "Ce que je constate, ce sont les ravages actuels, c’est la disparition effrayante des espèces vivantes, qu’elles soient végétales ou animales… L’espèce humaine vit sous une forme de régime d’empoisonnement interne. Quand je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence : ce n’est pas un monde que j’aime."  

Les trois évolutions 

Depuis la naissance de notre univers, nous pouvons distinguer trois étapes évolutives à la fois successives et différentes, les précédentes incluant cependant les suivantes : la plus récente s’appuie sur les deux précédentes et les continue tout en en faisant partie. La première est l’étape de l’évolution cosmique. Elle débute par le Big Bang, il y a un peu moins de 14 milliards d’années et va jusqu’à l’apparition de la vie sur Terre, il y a 4 milliards d’années. Cette étape correspond à l’évolution chimique et physique de la matière/énergie. Caractérisée par de fantastiques bouleversements cataclysmiques, elle est aussi celle au cours de laquelle l’univers, la galaxie, les planètes, ainsi que les caractéristiques minérales de la Terre telles que nous les connaissons aujourd’hui, se sont mis en place. Cette évolution continue évidemment tout au cours de la deuxième et de la troisième étapes...

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