N°46 - De quel corps parlez-vous ?

N°46 - De quel corps parlez-vous ?

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Dans ce numéro, nous portons notre regard sur le corps, si visible et parfois si encombrant !                                                       Le corps que l’on a, celui que l’on croit avoir. Le corps que l’on est, que l’on aime, que l’on hait, que l’on désire.                                                                             

Quantité

Chers lecteurs,
Nous sommes à une époque bien étrange. Celle de l’égocentrisme, du repli sur soi, du doute et de la violence, malgré tous les moyens de communication et de connaissance dont nous disposons. Il n’y a jamais eu autant d’actes barbares entre les individus. Et jamais eu autant de possibilités de changer, devenir plus conscient, acteur de paix dans sa propre vie. Chaque individu dispose de cette opportunité, là où il se trouve, pour transformer au moins son monde. Mais par où commencer ? Sans aucun doute, par le regard que l’on porte sur soi, sur l’autre. Par la remise en question de ses croyances. Recouvrer la capacité à se libérer de la pression des médias, des schémas culturels, des contraintes sociales : c’est la condition pour entrevoir un monde meilleur.
Dans ce numéro, nous portons notre regard sur le corps, si visible et parfois si encombrant ! Le corps que l’on a, celui que l’on croit avoir. Le corps que l’on est, que l’on aime, que l’on hait, que l’on désire. Celui auquel on s’identifie en se prenant pour lui, celui qui naît dans la douleur, vit dans l’alternance de la souffrance et du plaisir. Mais nous ne sommes pas que ce corps ! Peut-être serez - vous surpris d’apprendre que nous avons plusieurs corps, qu’il est de notre responsabilité de les faire croître, pour aller bien au-delà de la seule vie physique. Les grands sages du passé et du présent ont laissé pour cela des connaissances indispensables à celui qui veut changer son regard sur lui-même et sur la vie.
Plusieurs corps, dites-vous ? Oui, des corps immatériels, invisibles, comme le corps éthérique qui nous maintient en vie. Et si nous nous interrogions sur ce que nous devenons lorsque le corps physique disparaît, inexorablement, un jour ? Toutes les traditions spirituelles parlent de ces corps immatériels qui survivent après la mort... et qui se manifestent dans le monde visible sous des formes variées. Les fantômes existentils ? Que deviennent les esprits des défunts ? Dans quel monde sont-ils en train de poursuivre leur route ? Quels rapports entre leur vie dans d’autres mondes et la qualité de leur vie sur Terre ? Nous verrons aussi à quel point il est utile de nous construire un "deuxième corps" pendant cette vie terrestre, celui-là même qui survivra à notre disparition : un corps subtil élaboré à partir de notre travail intérieur, des efforts fournis pour nous élever au meilleur niveau de nous-mêmes. Le corps, tel qu’il est, est un moyen, un instrument, un allié, un ami, toujours.
Nous vous invitons à mieux le comprendre, en prendre soin aussi. Car le corps, jeune ou vieux, laid ou beau, blanc ou noir, est une merveille. Il a son propre langage qu’il nous faut apprendre. Il abrite le joyau précieux que nous sommes, il nous accompagne jusqu’à la fin du voyage ; souvent, il nous aide à comprendre le sens de notre vie ! Combien alors nous devient précieux le temps qui passe, inscrit sur la peau mais jamais dans le coeur... Au fil de ces lignes, peut-être comprendrez-vous comment la vieillesse peut nous rendre plus léger, observateur attentif mais détaché du corps ? Détaché aussi du regard des autres. Ce regard qui peut alors se tourner vers l’essentiel, qui est bien ailleurs. Je vous souhaite après ces lectures, un autre regard sur vous-même, sur les autres, sur la vie.
Chaleureusement,
Coline d’Aubret

SOMMAIRE

Le culte de l'apparence

"Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle... ". Ah, l’image de soi, construite depuis l’enfance et pour laquelle nous sommes prêts à dépenser une énergie folle. Narcisse, amoureux de son image...  

Etre beau rend t-il plus heureux ?

La présentation physique de soi semble valoir socialement pour une présentation morale. C’est la réalité de ce que l’on vit au quotidien. Nous ne pouvons y échapper...

Le corps, un ami fidèle ?

Vécu d'une addiction...

Les théories du vieillissement

Le vieillissement serait programmé par une horloge génétique...

Les secrets de la jeunesse

Deux questions se posent à nous quant à la vieillesse. Qu’est-ce qui peut devenir autre ou être métamorphosé par le fait que nous vieillissons ? Quel est le sens de la vieillesse, du fait que l’on devient chaque jour plus vieux ? ...

Notre corps : un langage

Notre corps, avec ses différentes composantes, matérielles et plus subtiles, interagit en permanence avec son environnement. A la fois émetteur et récepteur, c’est avec lui que nous entrons en relation, et pas seulement par la parole, qui ne représenterait que 10% de ce que nous communiquons. Intonation, posture, démarche, gestes, mimiques, regards, tenue vestimentaire, coiffure…, tout parle de nous et révèle qui nous sommes...

Le corps informé

Psychosomatique et somatopsychique

"Je suis"

. Mais la maladie n’est pas une ennemie... Idris Lahore, qui a adapté la médecine derviche à notre époque, explique que "santé du corps et santé de l’âme ne font qu’un. Les troubles montrent que l’homme ne parvient pas à satisfaire en lui son besoin de paix, il a peut-être même oublié qu’il porte ce besoin en lui...

Le corps physique

L’être humain étant un esprit (ou une "essence") incarné dans un corps physique, il lui faut pour réaliser son destin faire de ce corps l’instrument le meilleur possible pour un Travail sur lui-même. Le corps devient alors l’instrument de Travail de l’esprit.

Les trois corps

L’être humain étant un esprit (ou une "essence") incarné dans un corps physique, il lui faut pour réaliser son destin faire de ce corps l’instrument le meilleur possible pour un Travail sur lui-même. Le corps devient alors l’instrument de Travail de l’esprit.

Les corps immatériels

Rappelons tout d’abord que notre corps physique devrait être un corps beaucoup plus subtil, beaucoup moins matériel, mais l’être humain a chuté trop tôt dans la matière, son corps physique est devenu trop minéral...

L'essence de l'être

Pour représenter l’état de l’être humain, nous utiliserons l’image d’un chariot (le corps physique), sur lequel est assis un cocher (l’esprit) qui tient les rênes des chevaux (les pensées, émotions, sentiments, sensations) qui nous emmènent où ils veulent s’ils ne sont pas maîtrisés. En principe, le cocher décide où doit aller le chariot, mais lorsqu’il s’endort, qui décide ?

Fabriquer son 2ème corps

Gurdjieff pense que lorsque l’être humain vit sur Terre une vie seulement organique, une vie uniquement physique, émotionnelle et intellectuelle, il disparaît à la mort parce que tout ce qu’il a fait, pensé, ressenti, s’inscrit dans son cerveau et dans ses cellules, mais nulle part ailleurs. C’est la raison pour laquelle il dit : "Il est nécessaire que l’être humain se fabrique un deuxième corps" qui, pour cet être humain individuellement, devient comme la mémoire de tout ce qu’il a vécu, pensé et ressenti. Mais ce deuxième corps, il doit le fabriquer, il faut le construire....

Quid de l'immortalité ?

Les religions et les spiritualités disent qu’il existe quelque chose d’immortel dans l’être humain. Les premières l’appellent l’âme ; les secondes, l’esprit ; la psycho-anthropologie l’appelle l’essence, un germe d’esprit qui s’incarne dans un corps physique pour y vivre une existence terrestre. Quand le corps physique arrive au bout de sa vie, elle le quitte à nouveau. Comme tout ce qui existe, cette essence a besoin d’être nourrie..

Quand la mort devient vivante

 Beaucoup imaginent qu’à la mort, on rencontre les autres en esprit, notamment ceux qu’on a aimés. En réalité, on ne rencontre personne, si ce n’est soi-même et l’image brumeuse qu’on a des autres et qu’on a projetée sur eux de son vivant...

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