N°49 - Le secret du bonheur

N°49 - Le secret du bonheur

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Sans doute est-ce le plus grand cadeau que nous puissions faire, en ces moments de crise mondiale, que de montrer à nos enfants ce visage des gens heureux, profondément. En même temps, cet état nécessite un long travail intérieur pour certains...

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EDITORIAL

Chers lecteurs,

Ce matin, il m’est arrivé quelque chose d’extraordinaire. J’étais assise face à un paysage de neige, et je trouvais tout ce que je voyais vraiment beau. En même temps, j’accueillais des personnes inconnues avec lesquelles j’allais passer quelques journées de travail. C’était un jour comme les autres, ni plus, ni moins. Un jour qui commençait de façon tranquille. Et tout à coup, j’ai ressenti au fond de moi une joie immense. Devant moi, les montagnes avaient pris une teinte rosée sublime, et les regards que je croisais étaient en résonance avec cette beauté ; oui, des gens comme vous et moi, des gens de tous les jours, mais dont la présence me touchait au coeur parce qu’ils étaient juste contents d’être là, souriants et ouverts. J’ai alors compris alors que le plaisir n’avait rien à voir avec la joie, et que celle-ci est un état qui «tombe sur soi» au moment où l’on s’y attend le moins. J’ai compris que joie rime avec beauté, bonté, sérénité et une forme d’amour.
Sans doute est-ce un effet de synchronicité avec le thème de ce magazine, thème auquel j’aspirais depuis quelques mois, ayant découvert que si le plaisir est facile à obtenir, parce qu’il est étant le résultat satisfaisant d’un de nos multiples désirs, il n’en est pas de même pour la joie nourrissante et profonde, toujours paisible, même si elle irradie le temps durant lequel qu’elle nous fait le cadeau de sa présence ! Aussi suis-je pleine de gratitude pour Maya Ollier, notre directrice de la rédaction, qui a su trouver  quoi assouvir notre curiosité quant à la façon de toucher cette denrée rare et subtile.
Lorsque j’étais jeune femme, j’avais trouvé dans un ouvrage sur les étapes de la vie des femmes, une photo d’une femme de 50 ans, d’origine russe, qui regardait en souriant vers le ciel quelque chose qu’elle seule voyait. Je m’étais promis de ressembler à cette femme dont j’adorais la plénitude apparente. Aujourd’hui, je comprends qu’elle vivait un moment de cette joie sereine.
Sans doute est-ce le plus grand cadeau que nous puissions faire, en ces moments de crise mondiale, que de montrer à nos enfants ce visage des gens heureux, profondément. En même temps, cet état nécessite un long travail intérieur pour certains, et sans doute ces moments délicieux sont-ils le fruit de quelques expériences douloureuses dépassées et sublimées. J’en suis certaine, joie va avec simplicité, acceptation de ce qui est, douceur. Jamais avec l’exubérance. Toujours avec l’enthousiasme. Je sais aujourd’hui que ressentir cette joie peut être le but d’une vie. et je pense que vous apprécierez certainement de trouver dans ce numéro de multiples pistes de réfl exion et quelques propositions pour y accéder, au moins de temps en temps.
Je souhaite à chacun de ressentir ces instants de paix profonde qui donnent sens à notre vie.

Très chaleureusement,

Coline d'Aubret

SOMMAIRE

Pour en finir avec la souffrance

L’effort est ce qui permet d’acquérir une certaine force, d’extraire une force de ce qu’on fait. Et vous le savez bien : on fait certains efforts avec plaisir, d’autres avec souffrance, dans la douleur. Essayez, pendant cette journée par exemple, de remarquer tous les efforts que vous faites avec plaisir et ceux que vous faites dans la douleur ou avec souffrance, ceux qui semblent pénibles...

De la souffrance à la joie

La souffrance est le lot de l’être humain incarné. Mais pas la souffrance inutile, mécanique, réactive, issue des émotions négatives. Cette souffrance-là est totalement inutile et complètement imaginaire : vous vous l’inventez et vous la prenez pour quelque chose de réel. Le jour où vous avez compris cela, vous supprimez 95% de vos souffrances...

Le secret du bonheur

La plupart des êtres humains cherchent simplement à être heureux...
Cependant, j’ai fait un constat, en observant les gens heureux. D’abord, je dois dire que je n’en ai pas trouvé beaucoup, mais les plus heureux que j’aie rencontrés étaient des hommes et des femmes qui avaient réellement pratiqué un chemin spirituel en développant les qualités de l’esprit (l’amour, la compassion, la joie, la sérénité, dans la clarté de l’esprit)...

Ananda, c'est la joie

Lâcher prise est certainement l’une des grandes clés du bonheur, lâcher prise à tout ce que l’ego et les petits moi veulent ou désirent. L’état de lâcher-prise est un état libre. Si je m’agrippe à cette nappe, que je ne la lâche pas et que je veux aller me promener, que va-t-il se passer ? Je vais la traîner avec moi et emporter avec elle tout ce qui est sur la table. Vous, vous agissez de cette même façon psychologiquement : vous traînez avec vous un tas de choses que vous ne lâchez pas...

Dharma, Do, Ananda

Mon grand-père était un adepte du taoïsme à une époque où ces choses étaient très peu connues en Occident, et il pratiquait la méditation zen. Il avait eu un maître du chen yen, un maître taoïste, et pour lui, les trois mots les plus importants - il disait que c’était les mots de la vie - étaient les mots "Dharma", "Do" et "Ananda"...

La joie existentielle

Le désir est comme une face d’une pièce de monnaie dont l’autre face est la souffrance et en serait en quelque sorte le paiement. En Psycho-Anthropologie, nous considérons que le désir sous sa forme immédiate peut exister et que son paiement est la conscience, à la place de l’effort et de la souffrance, mais c’est très difficile...

Joie, caractéristique de l'Amour

Le désir est comme une face d’une pièce de monnaie dont l’autre face est la souffrance et en serait en quelque sorte le paiement. En Psycho-Anthropologie, nous considérons que le désir sous sa forme immédiate peut exister et que son paiement est la conscience, à la place de l’effort et de la souffrance, mais c’est très difficile...

Dans la joie et l'enthousiasme

Une chose reste théorique pour vous – ou plutôt abstraite – tout simplement tant qu’elle ne vous intéresse pas, au sens étymologique du mot : “inter esse”, être au milieu, c’est-à-dire tant que vous ne la vivez pas directement. Elle devient réelle quand vous commencez à faire, à mettre en pratique. Mais comment imaginer un instant qu’une réflexion à propos de la souffrance soit une réflexion théorique ? Si je vous dis que vos exigences vont vous conduire à la souffrance, comment imaginer un instant que cette réflexion soit théorique : c’est votre vie ?! ...

L'entousiasme

Le mot “enthousiasme” veut dire “Dieu en soi”, “Dieu à l’intérieur”. Dès que tu fais une chose ou les choses avec enthousiasme, une force supérieure t’habite. Quand tu fais les choses sans enthousiasme, tu es laissé à toi-même, tu fais les choses avec tes propres forces, avec ce qui t’appartient simplement à toi, et avec l’usure que cela comporte. Dès qu’il y a l’enthousiasme, tes forces sont décuplées et autre chose agit avec toi. Tout est plus fort en toi. C’est une différence énorme. Et qu’est-ce qui entraîne l’enthousiasme ?...

Le mouvement, source de joie

Faire est facile, mais être présent à ce qu’on fait, c’est autre chose, et ce que propose le chemin spirituel, ce n’est pas de faire, c’est d’être éveillé à ce qu’on fait, c’est ressentir la réalité de ce qu’on fait. C’est parce qu’on ne ressent pas la réalité de ce qu’on fait qu’on a besoin de l’attention des autres...

La joie : santé des cellules

En me posant dans le silence, j’ai vu défiler devant mes yeux les molécules du bien-être qui, par milliards, dansent entre et à l’intérieur de nos cellules. J’ai vu la puissante vague apaisante que génère la mise en branle du système nerveux parasympathique, grand pourvoyeur de la régénération cellulaire...

2013, l'année de la joie

J’ai ainsi eu l’occasion de suivre Marc, un chef de service commercial, homme joyeux et souriant, qui avait sous sa responsabi- lité une équipe de quatre personnes. Les ventes de son équipe avaient progressé de 30% sur les huit premiers mois de l’année, et la fin de l’année leur permettrait d’exploser les chiffres. Une année grandiose, aux dires de tous, malgré un contexte général morose. Le sourire et la joie de Marc déteignaient sur son équipe, les émotions ont ce fort pouvoir de contamination...

Pour que notre joie demeure

Le flocon de neige tombe, telle est ma joie. Je peux y voir rires d’enfants, chute et douleur du choc ou encore tapis blanc qui couvre le monde, fait égal, sans aspérité ni laideur, fait robe d’épousailles et fêtes des printemps à venir. Il tombe, sans tristesse, sans peur, je tombe avec lui, pour mieux alimenter ma terre et bientôt m’en relever et prendre en main ma vie. L’envie de joie est la plus belle que je connaisse.

Le rire

Des savants comme Descartes, des philosophes comme Aristote, Platon et plus récemment Bergson, ont essayé d’en comprendre le mécanisme déclencheur ; des médecins, à commencer par Hippocrate et plus récemment Joubert, en ont examiné les effets positifs sur la physiologie. Tous s’accordent à dire que le rire est une fonction essentiellement humaine. Nous allons tenter de faire une synthèse de tous ces points de vue...

Rire... Sérieusement ?

Bergson considérait que le principal ressort du comique était "du mécanique calqué sur de l’humain", c’est-à-dire que l’humain de- vient comique lorsqu’il se comporte comme une machine. Il devient prévisible et c’est cette prévisibilité mécanique qui le rend comique...

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